samedi 19 septembre 2009

quand je pense à toi

ma première nuit en france, j'ai rêvé d'alain bashung. c'est pour lui.

quand je suis seule en oregon
quand je suis seule en france
je pense à toi

quand je me trouve
dans un desert de provence
dans la nuit, entourée
par ses montagnes
et ses étoiles brillantes
je pense à toi

quand j'ai mal partout
mal au ventre
mal au crâne
ou mal au coeur
quand j'ai besoin de médecin
je pense à toi

quand je suis spirituelle
et manque de rien
je pense à toi
quand je ne veux que des diamants
quand je veux tout ce que je vois
je pense à toi

quand je perds des gens
par l'ignorance ou l'absence
quand ils sont morts
vite ou lentement
je pense à toi

quand le ciel s'ouvre
avec un coup de tonnèrre
et je frissonne de peur
et me cache desous des draps
je pense à toi

quand je veux une cigarette
quand je veux un verre ou
du café noir
quand je veux un homme
dans ma chambre
je pense à toi

quand je fais la connaissance
des gens ouverts, de grand cœur
ou de grand ventre
des gens qui aiment porter
un chapeau de gangster
je pense à toi

quand j'écoute de la musique
quand j'entends crier un harmonica
quand la reveille sonne et
fait commencer la radio
je pense à toi

quand je me sens parasseusse
et je ne veux que de silence
ou écouter tes disques
pendant des heures et des heures
quand je regarde un film de koréé
trop violent qui prend des risques
je pense à toi

quand je suis sur la route
quand je vais à l'ouest
quand je chasse le soleil
d'une côte à l'autre
quand l'horizon s'arrête
en face d'une montagne
je pense à toi

quand j'ai faim ou soif
quand je veux du sucre ou salé
ou même du poivre
quand je mange une tarte au citron
je pense à toi

quand une guitarre
pleure dans un halle
et fait tomber les larmes
sur mes joues rondes
je pense à toi

quand je veux sortir
quand je veux mourir
quand mon lit semble
une prison duquel
je n'ai plus de force à m'en lever
quand le monde devient
un trou devant lequel j'ai peur
mais auquel je ne peux pas resister
je pense à toi

quand je n'ai que ces ombres
qui me suivent de saison en saison
quand je deviens hiver
quand je semble glace ou cailloux
quand j'ai assez de compassion pour
un arbre seul sur la plaine
je pense à toi

quand le vent frappe mes yeux
et entre dans mes os
et je me sens du marbre
tant que je veuille se fondre
et trouver la lumière de
tes yeux doux et tendres
mais quand tu n'es plus là
quand tu chantes mais ne chantes pas
quand j'entends ta voix profonde
derrière mes paupières closes
je pense à toi

et j'y pense avec chaque cellule
de ce mauvais corps
tant qu'il me fasse si mal
la pensée, l'attente
l'inaction, le désordre
ou encore la triste chanson
qui me rends même plus folle
je pense à toi

je ne dors que par des instants
dans tous tes endroits auquel je voyage
où tu n'es plus là, plus qu'une pensée
par laquelle je me suis obsedée


2 commentaires:

Jan Hersh a dit…

peut etre une chanson...

Moineau En France a dit…

trrrès bonne idée, quand je rentre, avec mon compositeur suprême... bisous de ce beau matin xoxoxoxo